Impressions

Impressions only exist in French. If you want to translate it in English... feel free :))
  1. En ce qui concerne les déplacements, il ya les bus (très lents) et l'avion (pour lequel un étranger paiera 10x le prix). Une autre solution : les voitures particulières. Chaque ville dispose ainsi d'un ou plusieurs points de départ auprès desquels il est possible de se joindre à un groupe de personnes (maximum 4) partant dans la même direction. Cette solution est légèrement plus onéreuse que le bus mais présente plusieurs avantages : le chauffeur vous dépose où vous le souhaitez dans la ville de destination, les voitures sont plus rapides et plus confortables que le bus. Mais il faut encore avoir le flair et choisir un chauffeur (pour autant que cela soit possible) qui va vous permettre de passer les différents points de contrôle sans encombre. Le principal inconvénient de cette méthode est la difficulté de localiser le point de départ vers une destination précise. Dans les petites villes (comme Kokand), ce n'est pas trop difficle, il s'agira du bazar ou de la gare routière. Dans les villes plus importantes, il y aura une série de points de ralliement... mais il est très difficile des les connaître car ils ne sont renseignés nulle part.

  2. Si l'on souhaite rencontrer des Ouzbèk et discuter avec eux, la solution la plus simple consiste à traîner du côté des universités. Tôt ou tard, vous serez abordé par des étudiants désireux de pratiquer leur anglais (ou toutes autres langues étrangères). C'est bien entendu plus évident de faire cela si vous voyagez seul !

  3. C'est à Samarcande que j'ai logé dans le plus sympathique B&B. L'endroit était situé à 2,5 km du Régistan. La famille dans laquelle je séjournais était uniquement composée de femmes (tout comme à Tachkent). Elle était tadjike. Samarcande et Boukhara comptent d'importantes minorités tadjikes, à un point tel qu'une certaine partie de l'intelligentsia tadjike estime que ces 2 villes auraient du être rattachées au Tadjikistan et non à l'Ouzbékistan lors de la découpe du Turkestan russe par les Soviétiques. Les langues véhiculaires dans la région sont l'ouzbek, le tadjik et le russe (la lingua franca). La maison était vaste et une aile entière permettait de loger jusqu'à 7 personnes. Cette famille avait un grand sens de l'hospitalité et se caractérisait par une gentillesse que je n'ai plus rencontrée dans les autres logements que j'ai fréquentés en Ouzbékistan. Dans une cour intérieure étaient cultivées des vignes. Les raisins étaient dégustés avec du thé, des biscuits et des fruits secs. Les fruits de la vigne étaient également transformés de facon artisanale en... vin. Lors d'une séance de dégustation de cette production artisanale, la mère but à la santé... d'Omar Khayam. J'avais lu (ou plutôt dévoré) l'oeuvre d'Amin Maalouf "Samarcande" mais je ne me doutais pas qu'il était encore si présent dans la vie quotidienne des habitants.

  4. Lors des déplacements par route, il y a de nombreux contrôles. Les raisons de ces contrôles serrés sont multiples, principalement une recrudescence des attaques des membres du Mouvement Islamique Ouzbek (réfugiés en Afghanistan). La situation géopolitique de la région est particulièrement complexe. Les Talibans (contrôlant la majeure partie de l'Afghanistan) sont de grands producteurs de drogue. Ils ont besoin de routes pour le transport de celle-ci. Or ces routes passent par l'Ouzbékistan. Des attaques ont déjà eu lieu dans la région ouzbek bordant la frontière afghane.
    Le Tadjikistan a des frontières communes avec l'Ouzbékistan et l'Afghanistan, mais le gouvernement tadjik n'a pour ainsi dire plus aucun contrôle sur son propre territoire, qui est utilisé par les Talibans et autres rebelles islamistes pour attaquer (et s'emparer de) la vallée de la Fergana, une oasis de verdure au milieu des déserts d'Asie Centrale. Notons que près de 70% de la population de la Fergana seraient wahhabites, donc sensibles aux thèses islamistes.
    Peu après l'indépendance, des cours de religion musulmane furent organisés un peu partout... avec les dérives que l'on peut imaginer. La réaction du gouvernement fut radicale : suppression de tous les cours de religion et interdiction de toute forme d'opposition, même celle qui était modérée. On peut se demander si cette interdiction de l'opposition modérée est vraiment une bonne idée...
    Des attentats ont déjà eu lieu à Tachkent. De nombreux analystes estiment que le situation ne pourra qu'empirer tant que la population ouzbek continuera à s'appauvrir et que toute forme d'opposition (même modérée) sera interdite et combattue.
    D'autres experts estiment que les attaques actuelles contres les postes-frontières ouzbek ne seraient que les préludes (destinés à tester les capacités de réactions de l'armée) à une offensive de grande envergure (financée entre autre par Ousama Ben Ladem).
    Les forces armées des différents pays d'Asie Centrale ne semblant pas être en mesure de résister à une attaque des Talibans, elles reçoivent une aide matérielle des USA et de la Russie, cette dernière étant des plus réticentes à envoyer des hommes dans la région.
    Notons que les richesses du sous-sol ne sont pas étrangères à l'agitation dans la région. Bref, le Grand Jeu (qui a débuté il plus d'un siècle) n'est pas terminé. (note finale : ce n'est bien entendu qu'un bref résumé de la situation dont beaucoup d'enjeux nous échappent.)

  5. Toujours lors des déplacements par route, il arrive fréquemment de passer via un pays tiers. Par exemple, la route Tachkent-Samarkand passe par le Kazachstan, Boukhara-Khiva via le Turkménistan. Les bus réguliers à destination de la Fergana traverse le Tadjikistan. En cause le tracé des frontières qui a été effectué par les Russes (qui ne correspond à aucune unité géographique, ethnique ou linguistique) du temps de l'URSS.

  6. Nombre de voitures roulent avec des pneus fort lisses... et des pares-brises fêlés. Les bus ne guère logés à une meilleur enseigne.

  7. Le culte de la personnalité semble être encore de mise en Ouzbéksitan.....

    du culte de la personnalité autour de Karimov


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