Introduction
This page translated from French to English by Google.

 

Du 1 au 28 septembre 2001, je me suis rendu en Iran. Mais pourquoi donc voyager en Iran ? Idée farfelue pour certains, stupide pour d'autres, inconsciente pour les derniers.

 

Il est vrai qu'entre la révolution qui a conduit les mollahs au pouvoir, la guerre Iran-Irak, la fatwa qui a frappé Salman Rushdie, les splendeurs de Persépolis, les poèmes d'Hafez et les fastes d'Ispahan ont du mal à se frayer un chemin.

 

Mais voilà, la vue de quelques reportages et la lecture de différents articles m'ont amené à me poser quelques questions :

Je me suis donc rendu dans ce pays qui reste un mystère pour beaucoup de monde afin d'essayer de me débarrasser des « oeillères complaisamment fournies par notre arrogante société occidentale » (comme le dit si bien Bernard Ollivier dans son magnifique ouvrage « Vers Samarcande »).

 

Je me suis déjà rendu dans des pays que l'on pourrait qualifier de dangereux et brutalement dictatoriaux mais jamais un voyage n'aura suscité de telles réactions dans mon entourage. Et je dois bien vous avouer que ces réactions, quelles qu'elles soient, en disent long sur le caractère et la personnalité des personnes qui vous entourent.

 

L'Iran a beaucoup à offrir aux curieux. C'est une terre d'histoire, une histoire particulièrement longue et mouvementée. Les premières traces de métropoles urbaines remonteraient à 6.000 avant J.C. La première civilisation serait la civilisation élamite qui daterait de 2.500 avant J.C. Ce qui veut dire que lorsque le conquérant arabe (également connu sous le sobriquet de « mangeur de lézards ») arrive vers 640 de notre ère, il envahit un pays ayant déjà plus de 3000 ans d'histoire, de culture et de civilisation derrière lui. Encore maintenant, l'on peut sentir dans certaines remarques et réflexions une certaine forme de mépris et de supériorité à l'égard des Arabes. Un conseil si vous comptez vous rendre en Iran : ne dites jamais à un Iranien qu'il est Arabe... sinon vous aurez plus que des difficultés à découvrir la légendaire hospitalité perse !

 

Mais au-delà des différentes merveilles archéologiques et des villes mythiques, c'est un peuple que j'ai découvert. Un peuple dont l'hospitalité n'est pas une légende, un peuple ouvert et avide de contacts avec l'étranger et les étrangers, un peuple dont les mollahs n'ont pas réussi à étouffer la xénophilie, une société en mutation qui veut un changement... Et c'est à mes yeux le plus grand avantage du voyage en solitaire : les gens viennent vers vous, commencent à vous parler, à vous questionner et à vous proposer spontanément leur aide pour jouer le rôle d'interprète. Un voyage en groupe, s'il permet certaines facilités - notamment en ce qui concerne l'organisation des transports - ne sera qu'une prison dorée, une bulle au travers de laquelle vous ne verrez que ce que l'on veut bien vous montrer.

 

Au risque de décevoir certains, je me suis senti plus en sécurité en Iran que dans certaines rues bruxelloises. Jamais je ne me suis senti en danger (sauf peut-être au moment de traverser les rues, les Iraniens étant en effet les pires conducteurs que j'ai vu !). On m'a souvent demandé ma nationalité, parfois ma religion, mais cela s'arrêtait à ces questions. Même dans les lieux saints et lieux de pèlerinage, je suscitais d'avantage la curiosité qu'autre chose. Et pourtant, pour beaucoup de personnes, un voyage en Iran s'identifie à un voyage au bout de l'enfer, un voyage dont l'on ne reviendra pas. Ce pays parvient à cristalliser les fantasmes paranoïaques d'occidentaux mal informés.

 

L'Iran offre ceci de remarquable au voyageur individuel qu'on ne sait jamais ce qui l' attend au coin de la rue. Peut-être, rencontrerez-vous des gens qui vous amèneront à modifier la suite de votre voyage ou qui vous feront vivre des aventures et des expériences pour le moins étonnantes et - il faut bien l'avouer - déstabilisantes pour un occidental peu habitué à ce genre de comportements.

 

Je voudrais remercier tous les Iraniens que j'ai rencontré et qui, de par leur gentillesse et leur hospitalité, ont fait de ce voyage une expérience absolument inoubliable.

 

Août 2002, cela fait bientôt un an que je me suis rendu en Iran, ce pays excerce toujours la même fascination sur moi. Je viens de lire un article de la bibliothèque de Clio (une agence de voyage française) consacré au chiisme . L'auteur, Jean-Paul Roux, est l'un des plus grands spécialistes francophones de l'histoire de la région. Il écrit : Ensuite, le caractère de l’Iranien ne le porte pas au rigorisme : il est avant tout poète, rêveur, enthousiaste dans la joie comme dans la tristesse, prêt à exagérer tous ses sentiments et, j’oserais dire, à être volontiers laxiste – ce qui lui permet de savoir faire la part des choses, de trouver quelques arrangements avec le ciel. Quant aux excès et aux violences que l’on a observés depuis la chute du régime impérial, je ne crois pas qu’ils soient imputables au pays ou à sa religion, mais qu’ils sont inhérents à toute révolution. . Et on vous critiquera sans doute si vous vous rendez dans ce pays...

 


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